Planetary nebula AMU 1 (PN G075.9+11.6) en Hrgb
Commentaires sur l’objet photographié
Cette zone du Cygne est peu imagée, il y a de très belles zones très riches tout autour et bien sûr tout le monde veut faire ces objets. Amu1 reste une très belle découverte avec cette complexité de lobes perpendiculaires. Si vous regardez bien la nébuleuse planétaire vous verrez un rond presque parfait puis autour 2 lobes perpendiculaires de plus grande taille.
Voici la situation de l’objet et celui que j’ai fait le mois d’après en HaOIII qui se trouve juste à coté et dont je ne trouve pas de nom.
Données techniques
Données techniques de prise de vue
Object : Planetary nebula AMU 1 (PN G075.9+11.6) en Hrgb
Common name : AMU1
Date : du 21 juin au 9 juillet 2026
Optics : Newton SV400 16″
Mount : Paramount ME Numéro 2
Location : Orange observatory
Seeing FWHM :
Ccd : Moravian C3 61000 Pro
filter wheel : Moravian 7 positions
filters : Astrodon HaOIIIRVB
Focuser :Atlas
Guiding : Atik 414L+
Temp. out : T° de
Temp Cmos : -15°
Total exposure 22.86 h
tout en binning 1×1
124 Ha x 10 mn
R V B 44 x 1.5 mn pour chaque couche
Données scientifiques
Source Ia Google
Caractéristiques principales
Désignation galactique : Le nom « PNG 075.9+11.6 » représente ses coordonnées galactiques exactes (Longitude = 75,9° / Latitude = +11,6°).
Étoile centrale : Son étoile centrale (CSPN) est particulièrement chaude. Initialement classée comme une sous-naine de type O (sdO), de récentes études spectrales partagées par l’Astronomy & Astrophysics journal privilégient désormais une classification de type O(H)3 V. [2]
Morphologie : Elle se distingue par une structure complexe enveloppée de plusieurs couches ou coquilles de gaz éjecté. [1]
Émission infrarouge : Les données d’imagerie infrarouge suggèrent que son émission à grande longueur d’onde (notamment observée à 22 μm par le télescope spatial WISE) provient principalement de poussière froide environnante. [1]
Distance géométrique : Les calculs basés sur la parallaxe de Gaia estiment sa distance à environ 2 100 à 2 300 parsecs, ce qui équivaut à environ 6 800 à 7 500 années-lumière de la Terre.
Variabilité relativiste : L’analyse des données photométriques de Gaia et de missions précédentes comme Kepler met en évidence que l’étoile centrale est en réalité un système binaire serré avec une période orbitale de 2,93 jours. La faible variation de sa courbe de lumière est en partie due à un effet d’amplification Doppler relativiste (Doppler boosting). [1, 2, 3]
Lignes de la nébuleuse (Gaz ionisé) :
Forte présence des raies d’hydrogène classiques comme Hα (656,3 nm) et Hβ (486,1 nm).
Raies d’émission interdites intenses de l’oxygène doublement ionisé [O III] (notamment à 500,7 nm), caractéristiques des nébuleuses planétaires excitées par une étoile centrale très chaude.
Des structures de plus faible ionisation émettent dans les raies de l’azote [N II] et du soufre [S II]. [1, 2]
Lignes de l’étoile centrale :
Le spectre de type O(H)3 V de l’étoile se caractérise par des raies d’absorption intenses de l’hélium ionisé (He II, notamment à 468,6 nm) et de l’hydrogène.
L’absence ou la faiblesse extrême des raies d’émission stellaires de carbone ou d’azote (contrairement aux étoiles de type Wolf-Rayet) confirme qu’il s’agit d’une atmosphère stellaire encore riche en hydrogène (« H-rich »). [1, 2]
Enveloppe commune : Lors de la phase de branche asymptotique des géantes (AGB), l’étoile principale a gonflé jusqu’à englober son compagnon. Cette phase d’enveloppe commune resserre l’orbite et éjecte préférentiellement la matière dans le plan équatorial du système (formant un disque ou un tore de poussière dense). [1, 2]
Collimation : Ce tore de matière équatoriale agit comme un goulot d’étranglement. Lorsque l’étoile centrale émet ses vents stellaires rapides par la suite, le gaz ne peut s’échapper que par les pôles (le long de l’axe de moindre résistance), initiant la structure bipolaire à grande échelle. [1]
Un vent stellaire ultra-rapide (plusieurs milliers de km/s), issu du cœur dénudé et chaud de l’étoile centrale de type O(H)3 V, rattrape le vent lent et dense éjecté antérieurement pendant la phase AGB.
Ce choc compresse le gaz et sculpte les « parois » des cavités que l’on observe aujourd’hui. [1]



